Les
24 et 25 Novembre 2011, a eu lieu la conférence régionale pour le lancement de
la Compagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en
Tunisie afin de promouvoir la Coopération Sud-Sud, échanger les expériences des
uns et des autres et proposer des plans d’action pour contribuer à la lutte
contre la mortalité et la morbidité maternelle en Afrique.
La
Tunisie lance la première CARMMA d’Afrique du Nord.
150
participants sont venus de 20 pays de l’Afrique
Des représentants des Ministres de la santé,
des responsables de programme de périnatalité, des professionnels de santé et des
ONGs actives dans le domaine, étaient présents pour discuter les thèmes proposés dont, notamment la mortalité maternelle,
les stratégies à penser pour la lutte contre la mortalité maternelle, la
promotion de la coopération entre les pays de Sud en mesure de la prévention de
la mortalité maternelle, le rôle de la société civile et l’impact de la
participation communautaire, les ressources humaines et son rôle majeur en
matière de stimulation ou bien d’inhibition de la croissance de pourcentage de
la mortalité maternelle et le rôle primordial des organisations mondiales.
Une
femme qui meurt en donnant naissance à un enfant
Il est inadmissible qu’une femme perde la vie en
donnant la vie, certes la Tunisie se mobilise pour préserver à la femme son
droit à la vie. «La Tunisie a fait un effort considérable pour diminuer la
mortalité maternelle en passant de 68,9 pour cent mille naissances vivantes, en
1994, à 44 pour 100.000, en 2008», a signalé M. Hafedh Chekir, directeur du
bureau régional de l'UNFPA des Etats arabes. Cependant, a-t-il affirmé, le
rythme d'évolution du taux de mortalité maternelle ne permet pas d'atteindre
l'objectif fixé qui est de réduire ce taux à 18,7 pour 100.000 naissances
vivantes, en 2015.
Les
médecins ne font pas la médecine, la médecine ne fait pas la santé
M. Mohamed Salah Ben Ammar, directeur général de la
santé, a déclaré que la politique tunisienne de santé est confrontée à des
défis importants liés, essentiellement, aux changements épidémiologiques et
démographiques et des nouvelles exigences de la population en termes de qualité
des soins et des services de santé. S’il
ya des plaintes c’est que la bonne pratique n’est pas respectée, ce qui a mené
les participants lors du panel portant
sur les ressources humaines et présidé par M. Mohamed Noureddine, représentant du
ministère de la santé publique égyptienne, à penser à un régime d’assurance
médicale, d’autres participants ont indiqué que les ressources humaines
présentent le point clé de la mortalité maternelle. Néanmoins, et pour atténuer la brutalité de ses propos,
M. Hafedh chekir, directeur du bureau régional de l’UNFPA des Etats
arabes, a confirmé que la Tunisie figure en tête de liste par rapport aux autres
pays africains en matière de taux minimal de mortalité maternelle.
La
Banque Mondiale participe à la conférence
Lors de la dernière session
portant sur la coordination, finance et coopération Sud-Sud, Mme Heba Elgazzar,
économiste principal de développement humain à la Banque Mondiale a présenté l’initiative
de la Banque Mondiale de proposer un projet pilote dans la zone Jendouba, Tataouine
et Kasserine comme investissement contribuant à la baisse de pourcentage de
mortalité et morbidité maternelles en Tunisie.
La
participation constructive de S.E Bience Gawanas, commissaire pour le travail et
les affaires sociales de l’Union Africaine
Considérée comme l’une des 200 femmes les plus
influentes de la planète, S.E Bience Gawanas, en charge des affaires sociales à la Commission
Africaine, œuvre au quotidien pour défendre les droits de la femme. Elle était
présente à la conférence avec des interventions constructives tout en éveillant
l’enthousiasme des participants et en donnant une vision futuriste optimiste.
L’émouvant
hommage rendu à Mme Achatone Gossinar lors de la cérémonie d’ouverture
Mme Achatone Gossinar, l’ambassadrice CARMMA du Tchad,
une des intervenantes, décédée à l’aéroport en arrivant à Tunis, pour participer à la
conférence. Les participants ont observé une minute de silence à la mémoire de
cette dame qui était la première sage femme tchadienne qui occupait plusieurs
postes dont celui de secrétaire d’état à la santé.
L’Organisation
Mondiale de la Santé dénonce la violence à l’encontre des femmes
L’OMS a affirmé que la violence à l’encontre des
femmes, qu’elle soit le fait d’un partenaire intime ou de nature sexuelle est
un grand problème de santé publique et une violation majeure des droits de la
femme, elle a confirmé aussi que cette mauvaise pratique entraine de graves
conséquences sanitaire pour la femme et pour son enfant. Ce qui a incité les
nations Unies à organiser la journée mondiale pour éliminer la violence à l’égard
de la femme, le 25 Novembre 2011.
Wafa HAMZAOUI
